Au volant de ma nouvelle moto toute bleue, je file.
Sur les goudrons ou les 6 mètres, le jour ou la nuit, à Ouaga ou bien ailleurs, je file et c'est que du bonheur.
Au fur et à mesure que le temps passe, ma vie ouagalaise s'organise et s'enrichit d'images et de rencontres.
Se balader au bord du barrage de Ouaga et y découvrir des pêcheurs, pêcher avec eux et partager leurs poissons. Délicieux.
Aller voir un "tapeur de sable", sorte de madame Irma qui aurait troqué sa boule de cristal contre un tas de sable dans lequel il dessine présent et futur. Sceptique.
Croiser, dans les rues de Ouaga, un touareg à dos de chameau venant du sahel. Irréel.
Célébrer le Ramadan avec des amis musulmans en mangeant du riz à s'en péter la panse parce qu'impossible de refuser. Ballonné.
Attendre la lumière idéale pour immortaliser la silhouette d'un piroguier dans le soleil couchant. Opportuniste.
Traire une biquette et en faire tout un fromage, délicieux avec une salade verte. Hilarant.
Réussir à acheter 5 tomates à 100 FCFA au marché en ne parlant rien que le Mooré. Pas peu fier.
S'installer dans une jolie maison et construire un poulailler au fond du jardin... Heureux!
Entrez, plaisir des yeux...
Tapeur de sable
Tapeur de sable
Sympa la vue de là haut?
Pas volé
Pêcheur
Pécheur
Dans la rue
Momo
Regard
A l'ombre d'un baobab
Pas simple...
Hein?
Youyou?
Tout confort
Reflet
Sur l'eau
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Publié à 03:53, le 6/10/2008 dans B. Ouaga, Ouagadougou |
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Voilà déjà 1 mois que je suis arrivé à Ouaga et ça roule!!!! 1 semaine de tourisme et 3 de vie Ouagalaise.Le temps file.Voilà un peu d'actu:
Côté logement, je n'ai toujours pas ma maison définitive et ça risque de prendre encore quelques semaines (mois?)... C'est marrant comme on s'habitue vite à ne plus être impatient. ça viendra quand ça viendra! Du coup je suis toujours dans la "case de passage" de l'AFVP qui, en réalité, est une petite maison sympa. Elle sert normalement de point de chute aux volontaires qui ne sont pas basés à Ouaga.
La case de passage, jardin
La case, intérieur, avec ma p'tite P50 (moto)
La case, terrase
Bâo, heureux
"Palu", mon moustique domestique
Côté boulot, il y a eu pas mal de changements. Je devais dans un premier temps travailler sur un projet d'accès à l'énergie à Solenzo à l'ouest du Burkina mais ce projet est finalement tombé à l'eau... Ma mission a donc été remodelée et je vais, pendant un mois environ, m'occuper de la création d'un portail web (bof bof) sur la biomasse énergie ce qui va me permettre de me faire la main sur le sujet. La suite devrait être plus intéressante avec la mise en place d'une "méthodologie pour l'analyse des besoins en énergie". En tout ca l'équipe de travail est top donc ça fait plaisir.
Je découvre petit à petit la vie Ouagalaise et ses habitants et j'arrive maintenant à me retrouver quand je me ballade en ville avec ma P50. Mine de rien, Ouaga c'est grand! Petits restos, concerts, match de foot... ça bouge pas mal ici. Pas contre pour faire du sport... faut bien chercher... mais je vais trouver ;)
J'ai commencé les cours de Mooré, la langue locale, parlée surtout à Ouaga. C'est pas facile parce que très différent du français mais plutôt marrant. Rien que de prononcer les lettres de l'alphabet c'est toute une histoire...
Mais au fait, ça ressemble à quoi Ouaga????
Devant la case
Le voisinage
Ouaga, un "6 mètres"
Ouaga, un "goudron"
A Ouaga, il y a des motos (mobylettes)...
...des vélos...
...des voitures...
...des bus et des charettes
Le 2IE, au boulot
Le 2IE, cadre verdoyant!
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Publié à 03:38, le 15/09/2008 dans B. Ouaga, Ouagadougou |
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| Ma mission commençant réellement le 1er Septembre, j'en ai profité pour passer la semaine à visiter un peu le Burkina...
Première étape : Koudougou
Dani, Salut et Jorge, 3 amis espagnols de l'association Ingénieurs Sans Frontière de Valencia étaient au Burkina, à Koudougou, depuis le début du mois d'Août dans le cadre du « Projet Radio ». Je les ai donc rejoins Vendredi à Koudougou, à 100 km à l'Ouest de Ouaga. Ils vivaient dans un lycée avec une trentaine de volontaires français qui étaient sur place pour donner des cours à de jeunes Burkinabais dans le cadre d'un « chantier d'été ». Ce chantier est organisé chaque année par les associations Béogo et Loniya, cette dernière étant notre partenaire local pour le projet radio.
Une rue de Koudougou/ Una calle en Koudougou
Le Samedi avait lieu la fête de clôture du chantier. Pour cette occasion, les jeunes burkinabais avaient préparé avec l'aide des volontaires français des danses, des chants et des pièces de théâtre. Un spectacle superbe et surprenant !
Les spectateurs/ Espectadores
Petits danseurs Burkinabés / Balle de niños Burkineses
BOUH!
Nous sommes restés à Koudougou jusqu'au Lundi ce qui m'a laissé le temps de visiter Koudougou, de faire connaissance avec les responsables de Loniya et de rendre visite à Nicolas, un VP (Volontaire de Progrès) qui vit là bas.
Un long voyage... :
Le Lundi nous partons tous les 4 pour Gaoua, au Sud où l'on devait rejoindre des amis de Jorge qui étaient en vacances.
Le bus étant prévu pour 8h, nous partons de bon matin vers la gare routière où l'on nous annonce que le bus aura du retard... A 9h, pas de nouvelles du bus. 10h... 11h... on finit par se lasser de boire du coca, manger du riz et jouer au jeu des trois cailloux au « Maquis » (nom donnée aux bars/restos en Afrique) du coin. Incompréhension ou réel foutage de Gueule, on finit par nous annoncer que le bus est en fait parti à 9h30. Nous prenons donc un taxi pourri (euphémisme) pour essayer de rattraper le bus au village suivant (sisi !). Evidemment, il venait de passer. Nous payons et prenons donc un second taxi (correct pour le coup!) qui crèvera 1h plus tard. Pas besoin de changer la roue, on regonfle et ça repart. Arrivé à mi-chemin, nous profitons d'un arrêt dans une gare routière pour continuer la route en bus, c'est plus sûr. 3h plus tard, nous arrivons enfin à Gaoua après 300 km et... 12h après le départ prévu ! C'est l'Afrique...
Seconde étape : Gaoua
Arrivé à Gaoua Lundi soir, nous faisons connaissance de Nadia, Maria et, à ma grande surprise (et à la sienne aussi) d'Ana, avec qui j'avais pris l'avion de Casablanca à Ouaga. Le monde est petit, j'vous jure. Gaoua est une petite ville, un village même et nous trouvons vite un guide qui nous emmènera voir un village fétichiste, un marché, un artisan sculpteur, un artisan potier, un fabriquant de paniers, un fabriquant de chaise en bois et un village typique Lobi (ethnie la plus répandu dans cette région). J'en profite pour emmener 2 tabourets sculptés, un très joli plat en terre cuite qui cassera pendant le voyage, un pot en paille pour Bâo et pour commander 4 chaises pour meubler ma future maison. Nous visitons aussi l'APFG (Association pour la Promotion de la feminine de Gaoua).
Sur la piste du village fétichiste
Femmes partant au marché
Des fétiches sur lesquels ont été sacrifiés des poulets...
Photos de famille fétiches
C'est dans cette salle que le chef féticheur trouve solution à vos problèmes...
Dans la maison Lobi
Approches toi du fétiches....
L'APFG :
Cette association aide les femmes à mener une vie plus digne en développant la fabrique et la vente de savons au beurre de karité, de « Dolo » (la bière locale faite à partir de mil qui ressemble fortement au cidre) et de poteries. Elle travaille aussi sur l'éducation des femmes en particulier pour l'abolition de l'excision encore trop répandu au Burkina. Plus d'infos sur http://membres.lycos.fr/apfponi
Troisième étape : Banfora et Bobo
Deux jours plus tard, le Mercredi, nous prenons un bus direction Bobo Dioulasso, la seconde ville du Burkina. Nous y passons la nuit avant de partir, le Jeudi matin, pour Banfora où nous attend « Papa », un guide que l'on nous a conseillé. Nous visitons avec lui les « Pics de Sindou », pics de grès sculptés par l'érosion qui se trouvent dans une des seules chaines montagneuse du Burkina et un très joli village troglodyte en haut d'une colline. Nous verrons des macaques et pas mal de baobabs, magnifique ! La région est plus verte et plus vallonnée que le reste du Burkina et les petits villages que l'on rencontre sur les routes sont dignes de celui de Kirikou.
Les pics de Sindou
Les pics de Sindou
Vue sur la plaine, au fond, le Mali.
Jeune fille Peule, une ethnie très répandu dans l'Afrique de l'Ouest
Village troglodyte
Nous passons la nuit dans les petites cases locales d'un campement près d'un lac où nous devons, au petit matin du jour suivant, aller à la rencontre des hippopotames...
Debout 5h30, un peu de marche pour se réveiller et nous voilà
tous les 4 dans une pirogue avec un piroguier qui, pour avoir essayé, a
beaucoup de mérite à manier sa pirogue comme il le fait. Joli spectacle
que le lever du jour sur le lac avec les nénuphars, les pécheurs et les
petits oiseaux. Mais pas d'hippo, ils sont partis dans des zones plus
reculés grâce aux pluies abondantes. Nous faisons donc demi-tour,
déçus, quand un pécheur nous indique en langue locale qu'il en avait
vu, là bas. Quelques longueurs de pirogue plus tard, nous assistons à
un spectacle superbe: bien cachés près d'un bosquet, 2 jeunes
hippopotames jouent à celui qui a la plus grande bouche. Pas facile de
profiter de l'instant tout en voulant immortaliser le moment! Il ne
faut pas trop les déranger donc nous rentrons au campement, heureux
d'avoir vécu ce moment, assez rare parait-il.
Nous finissons la journée par les cascades de Banfora, magnifiques aussi, que demander de plus ?
Le
soir nous repartons pour Bobo où nous visitons sa vieille ville et
surtout ses arnaqueurs à touristes. J'y retrouve aussi Morgane, VP à
Bobo, avec qui j'avais fait le stage de formation en Mai.
Sur le lac, à l'aube
En plein vol...
Le spectable!
Un peu plus près des zipos
Les zipos font des pirouettes
Le campement
Les cascades de Banfora
Les cascades.
Paysans dans les rizières
La mosquée de Bobo
A Bobo, on mange des chenilles fries, ça croustille et c'est bon!
Une rue de Bobo
Retour à Ouaga :
Au petit matin du Samedi nous reprenons le bus pour Ouaga. Les voyages en bus, bien que longs, sont toujours accompagnés d'une petite musique africaine et de beaux paysages de savane. Cette fois là, on a eu le droit en plus à de grands sourires.
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Publié à 10:51, le 1/09/2008 dans D. Divers, Ouagadougou |
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Bonjour à tous!
Merci beaucoup pour tous vos petits messages qui font bien plaisir et qui me motivent pour continuer ce blog. N'oubliez pas de bien mettre votre nom pour que je sache bien qui est l'auteur des commentaires (ou un pseudo que je puisse comprendre :) )!
Je suis rentré Samedi 30 à Ouaga après une semaine géniale à l'Ouest du Burkina. Je suis en train de vous préparer un bel article avec pleins de photos, et peut-être même des vidéos!!
A très bientôt pour la suite!
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Publié à 02:56, le 31/08/2008 dans B. Ouaga, Ouagadougou |
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Avec l’ONG ISF-Valencia
(Ingénieur sans frontière) de Valencia dont je fais parti depuis maintenant 2
ans, nous avons commencé depuis quelques mois un projet…au Burkina ! Le
hasard faisant bien les choses, et si le projet suit son court, je serai, en même
temps que volontaire pour l’AFVP, envoyé spécial d’ISF au Burkina à temps partiel !
Ce projet consiste en la mise en
place d’une radio (matériel et programmation des émissions) qui sera géré par
une ONG locale, Loniya, basée à Koudougou et qui travaille pour la promotion de
la culture auprès des jeunes Burkinabais. Dans un premier temps, le but sera de
mettre en place d’un point de vue technique cette radio puis, dans un deuxième
temps, mettre au point des émissions traitant de santé et d’éducation pour
faciliter le développement de la zone.
Pendant tout le mois d’Août, Dani
et Jorge, deux espagnols d’ISF-Valencia sont sur place, à Koudougou, pour l’identification
de ce projet.
Ma mission AFVP ne débutant que début Septembre, et ne pouvant pas
régler les problèmes de logement tout de suite puisque les responsables sont en
vacances, je vais en profiter pour aller à Koudougou ce Samedi voir mes amis
espagnols et faire la connaissance de Loniya.
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Publié à 06:18, le 21/08/2008 dans B. Ouaga, Ouagadougou |
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J’ai eu la chance de rencontrer d’autres VP (Volontaires du Progrès) à la case de passage de l’AFVP où René m’a conduit à la sortie de l’aéroport.
Amélie, Patricia et Emilie m’ont donc donné les premiers renseignements
pratiques de la vie au Burkina et à Ouaga. Un petit tour en moto et un bon
maquis (resto en Afrique de l’Ouest) plus tard, je me sentais dejà presque chez
moi. Il ne me manquait plus que la maison, le téléphone et une moto perso pour
commencer à prendre mes marques. Amélie venait tout juste d’emménager après 2
mois passé à la case de passage et je n’avais donc pas à me plaindre puisque ce
ne sera pour moi, normalement, qu’une question de jour. Pas de bol, mon
logement m’est déjà présenté comme la crème de la crème des résidences à Ouaga…
alors que j’aurais voulu la simplicité... Je ne l’ai pas encore vu, on
verra bien!
Inscription
au consulat, achat d’un numéro de portable, mise au point avec le chargé de
suivi AFVP… pas le temps de s’ennuyer en ce début de séjour. La suite risque d’être
moins chargée puisqu’il faut que j’attende mes responsables qui ne rentrent qu’à
la fin du mois…
Je vais profiter pour
prendre des vacances, ça me changera ;)
PS: Désolé pour
ce qui attendent des photos, ça viendra par la suite !
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Publié à 06:06, le 21/08/2008 dans B. Ouaga, Ouagadougou |
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« Tûuuu... Mesdames et Messieurs nous entamons notre descente vers l'aéroport de Ouagadougou, merci d'attacher vos ceintures et de relever vos tablettes... »
Les « au revoir » et la signature de mon contrat juste avant mon départ ne m'avait pas permis de prendre conscience de la nouvelle vie qui m'attendait. Mais quand l'hôtesse de l'avion m'a sorti d'un sommeil que j'avais enfin réussi à trouver ,affalé de tout mon long sur 3 sièges de l'avion, je me suis dit que cette fois, oui cette fois-là, c'était bon !
18h30, Amélie, ma p'tite belle-sœur me conduit à l'aéroport.
19h, je découvre que Valentine, qui avait signé son contrat de volontariat en même temps que moi la veille sera avec moi dans l'avion jusqu'à Casa, avant de s'envoler pour Bamako au Mali. Histoire d'échanger des expériences de voyageurs.
23h, après 2 heures de vol, instant émotion en survolant Madrid. Un peu comme si le survol de l'Espagne tournait la page, pour en ouvrir une autre.
0h (23h locale), j'arrive à Casa, transit sans problème, et je fais la connaissance d'une espagnole qui part visiter une amie à Ouaga. Je fais l'interprète pour elle et en profite pour entretenir mon espagnol.
3h15 locale Ouaga (Paris-2), l'annonce de l'hôtesse me réveille. J'ouvre les yeux : où suis-je ? - Dans l'avion - Pour Ouaga. Vite, le hublot !
Spectacle merveilleux qu'on avait vécu déjà avec Anaïs en arrivant à Niamey l'année dernière. Et oui, il y a de l'éclairage public en Afrique! Mais rien à voir avec nos capitales, Ouaga se résume à un amas de quelques centaines de lampadaires où l'on peut reconnaître une, au plus deux grandes avenues. Et autour : le noir complet.
3h30, l'avion atterrit et, instantanément, l'humidité ambiance se condense sur les hublots. Faisait-il si froid dedans ? J'étais pourtant en T-shirt. La moiteur à la sortie de l'avion ne sera pourtant pas si écrasante.
Tout se passe comme sur des roulettes ensuite: traduction pour qu'Anna, l'espagnole, puisse acheter son visa, contrôle de douane et pas besoin d'ouvrir les valises (Bâo serait-il passé sans problème sinon ?). René me réceptionne à la sortie, petit tour en voiture jusqu'à la case de passage. Ouaga ressemble à s'y méprendre à Niamey. Un peu dans le coltard, j'arrive à dormir quelques heures.
Puis, le réveil... des sens.
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Publié à 03:22, le 20/08/2008 dans B. Ouaga, Ouagadougou |
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